Mon flux de traitement avec Lightroom

En préambule de ce billet, je tiens à préciser que je n’ai aucunement la prétention de détenir THE méthode. Ce billet nait de discussions avec des ami(e)s utilisant Lightroom et qui souhaitent connaître ma façon de faire. Sujet idéal pour un p’tit billet LR, ça commencait à manquer sur ce site.

Vous savez comment ça se passe, on rentre de shooting ou de sorties photo, et on n’a qu’une hâte, celle de voir si la pêche a été bonne. Donc on fait l’impasse sur la moindre organisation, et à force, on trouve que LR commence à ramer, ou on met trois plombes à retrouver une photo dans ce merdier qui à la base se nomme Catalogue Lightroom.

Il faut un peu se faire violence au début afin de respecter une certaine méthode, mais je peux vous assurer qu’une fois l’habitude prise, la vie est beaucoup plus simple (en tout cas dans LR, ailleurs je suis pas responsable de votre vie privée !)

A l’import des photos :

Je sauvegarde chaque série en double, sur deux disques durs externes, et ce dès l’importation. Une première copie des fichiers raws bruts de boitier sur l’un, et une seconde sur laquelle je stocke également les catalogues.

Avant chaque import, je créé donc un nouveau catalogue dans lequel je vais importer mes photos, j’ai pris l’habitude de le nommer ainsi : Sujet_Date afin de faciliter les recherches ultérieures.

Une fois ceci fait, j’importe la série sur mes deux disques en une seule opération.

Voici une capture du coin en haut à droite de la fenêtre d’importation :

En haut de cette capture, le lien vers la copie « principale » de travail, et plus bas vous voyez la case cochée « Créer une seconde copie » avec le second emplacement. Une fois ces deux emplacements renseignés, je lance l’import.

A ce stade et dorénavant, je convertis dès l’import mes fichiers RAW au format DNG.

Pourquoi ? L’avantage du format DNG par rapport au RAW à mes yeux, est que celui-ci stocke les différents traitements apportés à l’image à « l’intérieur » du fichier, et non de façon externe comme le RAW. L’avantage que j’y trouve est que si l’on souhaite modifier dans Photoshop une image traitée dans LR, il suffit de l’ouvrir en format DNG quand on doit également associer le fichier de traitement (je ne sais plus quelle est la terlminaison) avec le RAW.

L’import prend un peu plus de temps mais on est pas à 5 minutes près hein ! Enfin moi non.

Le tri des images :

Je procède à un premier tri succint et rapide. En clair, j’écarte au moyen du raccourci clavier « X » les photos inutilisables ou sans intérêt et je sélectionne les « exploitables » au moyen du raccourci clavier « P ».

Une fois ce tri réalisé, je sélectionne l’ensemble des images retenues en passant par ce chemin :

Et je les rassemble dans une collection comme ceci :

Ce qui ouvre cette boite de dialogue :

J’en profite en général pour créer des copies virtuelles (case cochée ici) de cette sélection, en vue de pouvoir plus facilement renouveler l’opération si par exemple je souhaite un traitement couleur ET noir & blanc d’une même série. Si vous ne cochez pas cette case, les images seront déplacées de l’import d’origine vers la collection. Les copies virtuelles n’étant pas envahissantes comme je le disais dans ce billet, autant ne pas s’en priver.

Une fois dans cette collection, j’affine encore mon tri en notant mes images (raccourci clavier numérique de 1 à 5), en gros je donne de 1 à 3 étoiles comme ceci : 1=bof 2=mouais 3=oui 5=nickel.

Je n’en conserve que les notées 3 étoiles et + et dans cette sélection finale, j’attribue une couleur (raccourcis clavier numérique de 6 à 9) aux images que je souhaite vraiment traiter.

Je me sers de cette couleur pour créer une nouvelle collection de copies virtuelles des photos retenues et je peux alors commencer le traitement.

Je vais être totalement franc, je n’utilise pas cette méthode de tri aussi poussée sur toutes mes séries, je dirai que cela dépend du nombre d’images à trier et de leur qualité globale.

Cela peut paraitre fastidieux à lire ainsi, il faut se faire un peu violence je le répète, mais au final lorsque 6 mois après vous souhaitez retrouver un cliché, votre recherche s’en trouve grandement simplifiée !!

Une astuce pour finir :

A présent que vous faites l’effort d’être un tant soit peu organisé, il peut être pratique de choisir le bon catalogue sans avoir à d’abord ouvrir LR puis le voir se refermer pour ouvrir le catalogue désiré nan ?

Pour cela, maintenez appuyée la touche ALT en même temps que vous lancez Lightroom, une fenêtre de dialogue vous affichera la liste des catalogues vous permettant de choisir celui à ouvrir.

Merci qui ? Merci Tonton Blackjake :))

PS : Comme je ne suis pas encore totalement benêt au point de revenir à Windaube, je compte sur les malheureux utilisateurs de cette chose pour me faire part des différences dans les raccourcis clavier :))

Traces de bave

  1. par Thalie

    Heureusement que Tonton BlackJake est là ! Il va falloir potasser ça maintenant…Et l’appliquer :s !

    • par Black

      Viens chercher un cachou dans la poche à Tonton :p

  2. par frnx

    Merci Maître

    • par Black

      Aucun mérite Franck, ce billet nait de nos discussions aussi :)

  3. par Nico

    Salut et merci pour ce etour d’expérience.
    Je ne comprends pas pourquoi créer plusieurs catalogues à chaque importation de nouvelles photos.
    Le but n’est-il pas justement d’organiser son catalogue dès l’importation en utilisant par exemple des formats de noms personalisés ?
    Ou même de créer des collections basées sur la date de prise de vue par ex ?

    Merci en tout cas pour avoir exposer ta méthode.
    @+.
    Nico.

    • par Black

      Bienvenue Nico et merci.
      Créer un catalogue par séance est un choix personnel certes. C’est un premier « tri » en amont si tu préfères. Ainsi quand je veux revenir sur une série précise, je n’ouvre que le catalogue correspondant. Avoir un seul catalogue avec une hiérarchie de dossiers est une autre possibilité. En ce qui me concerne, un seul catalogue deviendrait trop « lourd » à ouvrir à chaque lancement de LR, avec en plus le risque toujours existant que ce catalogue soit corrompu ou endommagé (par un plantage machine ou autre). Ce qui entrainerait la perte de toute l’organisation. Après rien n’empêche de faire un catalogue par mois si on ne veut pas en faire un par série, etc. A chacun de trouver la méthode qui lui convient le mieux.

  4. par Michel

    Je me lance, demain ou un autre jour lol
    Sympa de ta part de penser aux bordéliques, comme moi, merci Tonton Black’ ;-)

    • par Black

      Lol, merci de ta visite Michel

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